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Transpiration excessive: causes, diagnostic, symptômes et traitements

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Qu’est ce que la transpiration ?

Les glandes sudoripares, situées dans la peau, sont responsables de la transpiration, un phénomène lors duquel la sueur produite est évacuée par les pores de la peau. En moyenne, nous en produisons un litre par jour. La sueur est un liquide biologique, essentiellement composé d’eau, que les glandes sudoripares produisent, en cas d’exposition du corps à une forte chaleur, lors d’efforts physiques, de fièvre ou encore en cas de stress.

La transpiration : des rôles essentiels

La transpiration est un mécanisme physiologique important pour l’organisme et il n’est pas question de l’éliminer. En effet, elle a plusieurs rôles essentiels dont la plus importante est la régulation de la température du corps en l’abaissant pour qu’elle se maintienne en dessous de 37°C.

Transpiration excessive causes diagnostic  symptomes et traitementsÉgalement, la transpiration, autrement appelée sudation, permet d’éliminer les déchets contenus dans l’organisme ainsi que les toxines qui peuvent obstruer les pores de la peau. De ce fait, la transpiration a aussi pour rôle l’épuration de l’organisme.

Qu’est ce que la transpiration excessive ou l’hyperhidrose ?

En cas de transpiration excessive ou d’hyperhidrose, il y a surproduction de sueur donc la quantité de sueur que les glandes sudoripares produisent est plus importante que le volume nécessaire pour la régulation de la température du corps.

La transpiration excessive peut être primaire ou idiopathique, c’est-à-dire qu’elle n’est pas reliée à une cause ou un problème sous-jacent; ou peut-être secondaire à un problème de santé ou à la prise de certains médicaments.

Également, on parle d’hyperhidrose localisée quand la transpiration excessive ne touche qu’une ou certaines régions du corps, les plus communes étant les aisselles, les paumes de la main, les plantes des pieds ou encore le visage et d’hyperhidrose généralisée quand celle-ci concerne l’ensemble du corps.

L’hyperhidrose primaire ou localisée est la plus fréquente, elle représente 90% des cas.

Les causes de la transpiration excessive

Touchant surtout les adolescents et les jeunes adultes, l’hyperhidrose primaire n’est pas associée à un problème de santé et est de cause inconnue. Elle se manifeste particulièrement dans certaines situations comme :

  • Des moments de stress et d’émotions fortes;
  • L’exposition au soleil et à la chaleur;
  • La fièvre;
  • Durant et après les efforts physiques…

En outre, la présence de plusieurs sujets d’une même famille souffrant du même problème laisse supposer une prédisposition génétique, ce qui est fréquent dans l’hyperhidrose primaire.

Dans le cas d’hyperhidrose secondaire, les causes sous-jacentes peuvent être nombreuses, les plus fréquentes sont des problèmes de santé comme l’hyperthyroïdie, le diabète, l’hypoglycémie, les infections chroniques ou certains cancers, comme le lymphome, ou la prise de certains médicaments, comme les antidépresseurs.

Également, elle peut être relative à l’état de la personne dont notamment la ménopause, l’obésité et la grossesse.

Plus rarement, la consommation de certains aliments peut déclencher une forme spécifique d’hyperhidrose. C’est le cas notamment des épices fortes et des plats épicés, du chocolat, de la caféine, du thé, du cola.

Dans le cas de l’hyperhidrose secondaire ou généralisée, un bilan complet par le médecin de famille ou le spécialiste en médecine interne est nécessaire afin de diagnostiquer et traiter le problème sous-jacent.

Les symptômes

Comme nous l’avons souligné un peu plus haut, l’hyperhidrose survient en cas de production excessive de sueur par les glandes sudoripares, la quantité de sueur produite étant alors plus importante que celle essentielle pour la thermorégulation.

causes traitement de l'hyperhidrose dre carole cyrDans le cas de l’hyperhidrose localisée, cette surproduction se manifeste dans une zone ou quelques zones en particulier, comme les paumes des mains, les plantes des pieds, les aisselles ou encore d’autres régions comme le cuir chevelu, le front ou les aines. L’hypersudation est symétrique, soit les 2 aisselles, les 2 mains ou les 2 pieds sont touchés.

Si vous souffrez d’hyperhidrose primaire ou localisée, vous vous préoccupez probablement tous les jours à tenter de cacher votre trop grande production de sueur, comme les cernes mouillés sous vos aisselles ou vos mains moites, en portant des vêtements foncés ou plusieurs couches, en vous essuyant régulièrement, en plaçant des papiers buvards sous les aisselles ou en changeant de vêtements quelques fois dans la journée. Cela nuit, possiblement, à vos interactions sociales, vous n’osez plus donner la main ou rencontrer des gens.

Cela peut entraîner les gens vers des problèmes émotionnels, comme la dépression, l’isolement social ou la perte de confiance en soi.

De plus, l’excès d’humidité prolongé peut causer des problèmes cutanés, comme l’irritation de la peau ou les infections bactériennes et des mycoses. Elle est parfois accompagnée d’une odeur désagréable qui survient lors du développement de bactéries.

Pour l’hyperhidrose secondaire ou généralisée, la transpiration excessive touche tout le corps. Contrairement à l’hyperhidrose primaire, elle débute habituellement plus tard soit à l’âge adulte et peut être accompagnée de sueurs la nuit.

Transpiration excessive : diagnostic

Face aux symptômes qui viennent d’être énumérés, il est important de chercher à répondre aux questions suivantes pour le diagnostic dont : « S’agit-il d’hyperhidrose localisée ou d’hyperhidrose généralisée? », « S’agit-il d’hyperhidrose primaire ou le problème est-il secondaire à une pathologie sous-jacente ou une raison bien définie? »

Le médecin de famille peut procéder à l’investigation afin d’établir le diagnostic et le bilan peut être complété, selon le cas, en milieu spécialisé. Pour ce faire, le généraliste peut faire appel, par exemple, à un dermatologue ou un médecin spécialisé en médecine interne.

Pour pouvoir établir un diagnostic avec précision, il est essentiel de connaitre les antécédents médicaux du patient ainsi que ceux de sa famille. Lors de l’interrogatoire, un questionnaire d’évaluation de l’Échelle d’intensité de l’hyperhidrose est utilisé. Dans un cas d’hyperhidrose généralisée, un examen physique complet et des examens complémentaires peuvent s’avérer nécessaires pour détecter des problèmes de santé sous-jacents qui pourraient être à son origine.

Un test est utilisé pour confirmer le diagnostic, soit le test à l’iode-amidon. Une solution d’iode est appliquée sur la zone de transpiration qui est ensuite saupoudré d’amidon. L’apparition d’une couleur bleu foncé ou violet indique une transpiration excessive sur la zone.

La prise en charge de la transpiration excessive

Dans le cas d’une transpiration excessive secondaire, la prise en charge passe surtout par le traitement du problème sous-jacent. Pour ce qui est de l’hyperhidrose primaire, plusieurs méthodes de traitement peuvent être proposées au patient, en allant des médicaments topiques aux interventions chirurgicales.

Les antisudorifiques topiques

Il s’agit de médicaments à appliquer sur la peau et dont la concentration en sels d’aluminium est plus importante que chez les antiperspirants que nous utilisons habituellement. Grâce aux sels d’aluminium qu’ils contiennent, ces antisudorifiques topiques permettent de bloquer provisoirement les canaux sudorifères à la surface de la peau pour y retenir la sueur et en empêcher l’évacuation.

Les antisudorifiques topiques constituent la méthode de traitement de première ligne pour les formes les plus modérées de transpiration excessive au niveau de la paume des main, de la plante du pied et de l’aisselle.

Parmi ses effets secondaires possibles, un traitement à l’aide d’un antisudorifique topique peut induire une irritation cutanée, un certain inconfort ou encore des sensations de brûlure.

La toxine botulique A

Les injections intradermiques (dans la peau), au niveau de la zone affectée, de toxine botulique A permet de traiter la transpiration excessive en bloquant la transmission, par le biais des nerfs, des signaux aux glandes sudoripares d’où la non stimulation de ces glandes.

Réalisée en quelques minutes à l’aide d’une aiguille très fine, avec ou sans crème anesthésiante selon la tolérance du patient, les injections permettent de rendre les glandes sudoripares inactives pendant une durée d’environ six mois.

Ces injections sont souvent utilisées pour l’hyperhidrose au niveau des aisselles et plus rarement pour le front, les paumes des mains ou les plantes des pieds. Dans les deux derniers cas, les injections sont douloureuses et demandent une anesthésie plus importante, donc peu de médecins les pratiquent. Les contre-indications de la toxine botulique A sont rares, elle n’est pas utilisé chez la femme enceinte ou allaitante et chez les gens souffrant d’une maladie neurologique comme la myasthénie.

Les effets secondaires sont surtout locaux et souvent peu importants, notamment une légère douleur ou des ecchymoses au niveau de la zone ayant subi les injections.

L’ionophorèse

L’ionophorèse est une forme de traitement qui consiste à immerger la zone concernée par la transpiration excessive, idéalement les paumes des mains et les plantes des pieds, dans un bac rempli d’eau qui est relié à un courant électrique de faible intensité. Passé dans l’eau, ce courant électrique traverse la peau et a pour effet de faire cesser l’activité des glandes sudoripares.

causes et traitements de la transpiration excessiveDéconseillée pour la transpiration excessive au niveau des aisselles, du visage ou encore de la tête, l’ionophorèse constitue par contre le traitement de référence en ce qui concerne l’hypersudation palmo-plantaire (paume de la main, plante du pied) résistant aux traitements locaux.

Cette forme de traitement de l’hyperhidrose nécessite des séances d’entretien périodiques, pouvant être réalisées au domicile du patient, et ce sur une assez longue période pour que celui-ci puisse profiter d’un niveau « normal » de transpiration.

Il est à noter que lors d’un tel traitement, il est essentiel de respecter une méthodologie rigoureuse pour obtenir des résultats satisfaisants mais aussi d’utiliser des appareils fiables.

Il existe des cas qui constituent des contre-indications à l’ionophorèse dont :

  • Un patient qui porte un pacemaker;
  • Un patient qui a des prothèses métalliques sur une partie du trajet du courant électrique;
  • Une patiente enceinte.

Parmi les effets secondaires, on peut noter une irritation cutanée, des rougeurs ou une sécheresse de la peau.

Les traitements généraux par voie orale

Les médicaments anticholinergiques ont pour effet de diminuer la transpiration en bloquant la transmission entre les nerfs et les glandes sudoripares. Ils sont utilisés, quoique rarement car ils présentent souvent des effets secondaires désagréables, pour diminuer l’hyperhidrose généralisée ou cranio-faciale sévère (cuir chevelu et visage). Tels que mentionné, les effets secondaires sont fréquents, comme la sécheresse de la bouche, la vision embrouillée, la constipation, la rétention urinaire ou la tachycardie (rythme cardiaque rapide).

Les interventions chirurgicales

Les interventions chirurgicales sont réservées dans les cas extrêmes. Il existe deux types d’interventions soit l’élimination des glandes sudoripares au niveau des aisselles, par chirurgie ou liposuccion, ou la sympathectomie endoscopique qui consiste à sectionner ou agrafer les nerfs qui communiquent avec les glandes sudoripares.

La première chirurgie est plus rarement pratiquée depuis l’utilisation du la toxine botulique A, car cette dernière donne d’excellents résultats et n’entraine pas les risques d’une chirurgie. La technique par lipossucion est plus récente mais est pratiquée par de rares médecins, souvent américains ou européens.

La sympathectomie endoscopique est à considérer en dernier recours. Elle est surtout indiquée pour les patients qui ne réagissent pas favorablement aux autres traitements et qui présentent une hyperhidrose sévère au niveau des paumes des mains. Elle consiste à sectionner ou agrafer les nerfs qui ont pour rôle de transmettre les signaux aux glandes sudoripares des bras, donc en altérant leur communication, les glandes cessent de produire de la sueur.

Cette intervention est permanente et comporte des effets secondaires ou complications qui ne sont pas négligeables. Ainsi, dans plus de la moitié des cas, une telle intervention chirurgicale entraine une hyperhidrose compensatrice, une réaction de l’organisme qui consiste à compenser la baisse de la transpiration en augmentant celle-ci dans d’autres zones du corps. Cette hyperhidrose compensatrice, pouvant être plus handicapante que celle qui a suscité l’intervention chirurgicale, est irréversible et touche généralement une zone du corps qui n’avait auparavant aucun symptôme lié à la transpiration excessive. Il peut s’agir du visage, de l’abdomen, du dos, de la poitrine, des membres inférieurs, etc. De même, on peut citer, parmi les complications associées, les risques d’une chirurgie thoracique comme une infection et/ou des lésions aux nerfs où a eu lieu l’incision et les risques liés à l’anesthésie générale.

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